Ah la Polynésie!!!!

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Polynésie française - Iles de la Societe
de Sandra et Thierry, le 17-09-2007

Ah la Polynésie!!!!

Samedi 01/09/07
Notre vol s’est déroulé sans encombre et nous sommes particulièrement ravis de revenir sur le sol français, surtout pour la langue. Nous avions réservé dans une petite pension à une vingtaine de kilomètre de Papeete et l’accueil à l’aéroport est assuré. C’est confort !!! Nous faisons la connaissance d’une française à la retraite, Marie-Jo qui s’est installé en Polynésie et qui revient régulièrement dans cette pension. Notre chambre est correcte et l’endroit très charmant. Nous avons une cuisine commune à disposition. La cuisine est ouverte vers l’extérieur, c’est très original. Nous faisons aussi la connaissance de Pierre, un jeune français vivant en Nouvelle Calédonie depuis cinq ans et en transit à Tahiti avant de partir pour l’Amérique du Sud. La fin de journée est sympa et le soir nous nous endormons très facilement.

Dimanche 02/09/07
Nous décidons de nous rendre sur Papeete aujourd’hui. Il n’y a pas de bus le dimanche, mais le stop fonctionne très bien sur l’ile surtout pour les touristes ce que nous pouvons vérifier rapidement. C’est donc dans la benne d’un pick-up que nous nous rendons à Papeete. Notre premier objectif, c’est bien sur l’office du tourisme pour y glaner un maximum de renseignements afin de planifier la suite de notre séjour. Ensuite nous passons à la foire agricole qui se tient en ce moment à Papeete. C’est riche en couleurs, nous en profitons pour acheter quelques légumes pour le soir. Nous revenons d’ans l’après-midi à la pension pour ensuite terminer gentiment la journée sur la plage voisine.

Lundi 03/09/07
Ce matin, c’est direction le port pour nous renseigner sur les possibilités des différentes destinations vers les autres iles pour comparer avec les possibilités offertes par Air Tahiti. Il n’y a pas à proprement parler de ferry à l’exception de Moorea, l’ile immédiatement voisine. Ce sont les cargos qui assurent le transport de passagers vers les autres iles. Nous sommes assez surpris, nous avons traversé bien des pays où les transports en bateaux étaient nettement plus développés. Au final, tout bien comparé, la solution en bateau s’avère peu intéressante surtout qu’ils n’acceptent plus de passager sur pont mais uniquement en cabine. Nous nous rendons donc vers Air Tahiti dans le but d’opter pour un passe qui assure la couverture des iles de la Société. Nous refaisons un petit bout de chemin en stop depuis le port vers le centre ville. Une fois encore, pas de problème, nous sommes rapidement ramassés.
Les bureaux d’air Tahiti sont débordés, l’activité bat son plein. Nous nous arrêtons donc à notre choix initial mais l’itinéraire que nous avions dans un premier temps envisagé est quelque peu modifié, contraint selon les places libres sur certains vols. Notre itinéraire sera donc le suivant : Huahine, Raiatea, Maupiti, Bora-Bora, Moorea et retour vers Tahiti. Nous partirons dès demain pour Huahine.
Cette après-midi, nous profitons encore une fois de la plage voisine, quasiment déserte en ce lundi.
La soirée est encore sympa à la pension, nous faisons la rencontre d’un américain avec le quel nous échangeons quelques mots.

Mardi 04/09/07
Ce matin, nous sommes rapidement prêts pour le départ. Notre avion est à 12h35, mais nous préférons ne pas être trop tard à l’aéroport. Nous avons fait le choix de laisser une partie de nos bagages à la pension dans un des deux gros sacs et nous le récupérerons le 28 septembre quand nous quitterons la Polynésie.
C’est en bus que nous nous rendons à l’aéroport. Nous pensons effectuer une nouvelle transaction bancaire avant de quitter Tahiti, nous ne sommes pas sur des services bancaires offerts dans les autres îles. Une fois de plus, nous sommes ennuyés avec nos cartes bien que les plafonds aient été en principe modifiés. Malgré plusieurs mails et même un coup de téléphone, impossible de régler le problème, ça dure depuis la Thaïlande et cette fois nos limites sont atteintes. Suite au prochain épisode, toujours est-il que nous espérons ne pas être carrément en rade par la suite.
Nous réservons aussi une pension sur Huahine depuis l’aéroport pour notre arrivée l’après-midi.
Le vol est assez court et ce qui nous prend finalement le plus de temps, c’est tout simplement l’escale que nous faisons à Moreea.
A l’arrivée sur Huahine, nous sommes pris en charge par les responsables de la pension. La pension est très authentique ; avec du corail au sol, une cuisine en extérieure, et notre chambre sans porte. La propriétaire de la pension nous fait penser a une « Maïté » tahitienne ! Dès cette après midi, nous faisons une balade en Kayak sur le lagon. Ce dernier est vraiment très beau,  mais en partie « défiguré » par la présence d’un ancien Sofitel aujourd’hui à l’abandon. Nous y jetons un œil, et nous avons la sensation d’un véritable village fantôme, l’ambiance y est très étrange.
Le soir, nous faisons la rencontre d’un couple de Français, Elodie et Rambert, vivant en Savoie. Ce sont plus que des routards expérimentés et des photographes confirmés. Ils ont déjà fait des treks aux quatre coins du monde et sont même auteurs de deux ouvrages en communs et d’un autre que Elodie à écrit avec un ami qui a vécu une expédition de 16 mois en antarctique. La soirée est passionnante et nous nous couchons vers un peu plus de 23h00.

Mercredi 05/09/07
Ce matin, il pleut, le temps est vraiment moche et nous avons l’impression que c’est pour la journée. Nous retrouvons le couple de français d’hier soir mais aussi une jeune strasbourgeoise et son copain allemand. Thierry en profite avec le PC pour faire une présentation illustrée du voyage. C’est aussi l’occasion pour lui de soumettre quelques photos à un œil expert et critique. Certaines photos ne manquent pas d’intérêt, c’est très encourageant. Mine de rien, cette petite présentation nous emmène de 9h00 à midi. Ça a eu au moins le mérité d’occuper cette matinée pluvieuse.
Si le temps se lève un peu cette après-midi, nous pensons aller visiter la ferme perlière proche de la pension. Il fait presque frais, et ici aussi, tout est ouvert vers l’extérieur. Nous regrettons presque d’avoir laissé tous nos vêtements à longues manches à Tahiti. Nous espérons sincèrement que ça va s’arranger…
Nous nous décidons seulement vers 16h00 pour la ferme perlière qui est juste voisine de notre pension. Nous constatons rapidement que la ferme cesse son activité à 16h00 justement. Tant pis, ça sera pour une prochaine fois.
La soirée est encore très conviviale et nous sommes une bonne tablé : neuf français et un allemand qui, le pauvre, a un peu de mal à suivre nos conversations très animées.

Jeudi 06/09/07
Ce matin, nous nous rendons à Fare, la seule petite ville de l’ile. Les vélos disponibles à la pension sont d’un autre âge et bien que la distance soit courte, le trajet est une vraie performance. Au retour, nous traversons une petite averse, le temps est encore bien gris.
L’après-midi, nous marchons jusqu’au tout petit village voisin qui à la particularité d’abriter quelques énormes anguilles aux yeux bleus dans un petit bras de rivière. Elles sont impressionnantes et pour tout dire même un peu effrayantes.
Nous terminons ensuite tranquillement notre journée. Le repas du soir est de nouveau fort sympa. Les autres convives ont changé, il y a maintenant avec nous un couple de bretons ainsi qu’un couple du Sud mais vivants à Paris depuis plusieurs années.
Le repas, comme à l’habitude, a été préparé par les patrons de la pension. Nous avons au menu du thon au coco absolument fantastique. Nous nous régalons. Les patrons ouvrent même deux bouteilles de vin qu’ils partagent volontiers avec nous.



Vendredi 07/09/07
Nous commençons la journée par le match d’ouverture de la coupe du monde de Rugby à la télé. Les français font une entrée très mauvaise face à des argentins très malins. Il va falloir sérieusement resserrer les boulons si on espère faire bonne figure contre des New Zélandais ou des Australiens. A suivre.
Nous partons ensuite sur le lagon en kayak en emportant notre petit piquenique pour ce midi. Nous nous posons sur une petite plage quasiment déserte à coté du Sofitel abandonné, lui aussi désert par conséquent. Nous faisons un petit peu de snorkeling. L’après-midi est plutôt agréable avec ce bon temps qui revient gentiment. Nous apercevons une raie dans le lagon qui détale à l’approche de nos kayaks…
L’évènement de la soirée, c’est l’arrivée d’un couple faisant partie de la famille d’Armelle, la patronne de la pension. Ils sont tous deux instituteurs sur la presque-ile de Tahiti. Ils sont passionnés de pèche et ils attendent leur bateau qui doit arriver par cargo. Les conversations sont, encore une fois, autant intéressantes qu’animées.

Samedi 08/09/07
C’est aujourd’hui que nous quittons Huahine pour la prochaine ile de notre circuit, à savoir Raiatea. Ça devient difficile de bouger sans arrêt. Nous prenons nos repères, nous faisons de nouvelles connaissances et au final, il faut tout abandonner pour tout recommencer un peu plus loin, au risque de ne pas s’y sentir bien. Le coté positif, c’est que la perspective su retour aura au moins de positif le fait de retrouver une certaine stabilité. Sans être gagnés par la tristesse, c’est tout de même avec un peu de vague à l’âme que nous préparons notre départ. Comme l’avion est seulement cette après-midi à 16h20, nous prenons le temps ce matin d’un petit saut à la ferme perlière voisine. Nous y apprenons notamment comment une perle se fabrique. Il y a quelques magnifiques spécimens exposés. Les prix sont probablement intéressants comparé à ce qu’on doit pouvoir trouver en métropole. Nous ne nous attardons cependant pas davantage.
La pension est bien calme aujourd’hui, presque tout le monde est parti. Il ne reste bientôt plus que nous comme clients.
Cette pension… nous semble vraiment un endroit formidable ici à Huahine et la personnalité de Armelle et Philippe, les patrons, à elle seule, mérite le détour.

Deux jours à Raiatea

En arrivant ce samedi, fin d’après-midi, nous faisons quelques petites courses avant de rejoindre la pension. En effet, inutile d’attendre au lendemain, le dimanche, tout est fermé.
Nous réservons une voiture pour le lendemain pour faire le tour de l’ile.
Le dimanche matin, c’est sous la pluie. Nous décidons tout de même de partir pour la centaine de kilomètres du tour de l’ile. Et nous faisons bien, le temps se lève et la journée est magnifique. Les différents points de vue sont intéressants, mais sans plus. Nous visitons le marae de Raiatea qui, nous nous en rendons compte à cette occasion, est vraiment le berceau de la civilisation polynésienne. Cette ile est même au centre du triangle polynésien (île de Pâques, Nouvelle Zélande et iles Hawaï).
En terminant notre boucle, nous décidons de gravir le petit sommet qui domine Utoroa. L’excursion ne peut se faire qu’à pieds et c’est finalement une très belle balade. Nous nous trompons de chemin ce qui allonge un petit peu la promenade !!! Au sommet, la récompense est au rendez-vous. La vue est absolument magnifique. Les couleurs des lagons sont…indescriptibles. Voir les photos !!!!
Le lendemain, nous faisons une excursion en bateau pour le tour de l’ile immédiatement voisine, Tahaa. La visite est encore une fois très intéressante et notre guide, Andrew, un vrai passionné. La première halte est pour une incontournable ferme perlière et une plantation de vanille. Les explications sont très précises, techniques et détaillées. En revanche, concernant les perles proposées à la vente, ce n’est pas aussi bien que ce que nous avions vu à Huahine, et visiblement un peu plus cher. Comme quoi, pour les acheteurs potentiels, il doit être important de comparer.
Les paysages du lagon autour de Tahaa sont sauvages et authentiques, toujours agrémentés des nuances de bleu les plus belles.
Un peu avant midi, nous nous arrêtons sur un motu, toute petite ile corallienne plate du lagon. Au programme, baignade et aussi repas du midi. Chaque photo que nous pouvons prendre est une véritable carte postale.
Tahaa est réputé pour son jardin de corail que nous de manquons bien sur pas de visiter en snorkeling. De toute nos sorties avec masque et tuba depuis le début du voyage, c’est ici que nous verrons les plus beaux coraux. Le soleil est un peu dissimulé par les nuages et la lumière par conséquent pas tout à fait idéale, et pourtant nous sommes tout de même épatés par la diversité. Les poissons sont aussi au rendez-vous. Une énorme murène fera même son apparition. Andrew la connaît depuis toute petite et lui donne à manger comme à un chien. Elle vient chercher les morceaux de poisson dans sa main, très doucement. Elle est magnifique. Un peu plus loin, quelques poissons clown tentent de se dissimuler dans des anémones de mer voisines, mais ils sont décidément trop gros. Nous n’en avions jamais vu de si belle taille. Sandra peut même voir un poulpe qu’Andrew déloge, puis relâchera, un jet d’encre pour seul au revoir !!!
Au retour, nous passons encore devant ce qui a été la propriété de Joe Dassin. Une averse arrose copieusement la fin de journée. Nous rentrons à la pension mouillés mais très heureux de notre journée.
Nous ne trainons pas trop le soir, demain, c’est réveil à 5h00 pour prendre l’avion pour Maupiti.

Mardi 11/09/07
Inutile de préciser que nous avons une pensée pour ce triste anniversaire du 11 septembre en prenant le petit ATR42 ce matin, qui doit nous emmener à Maupiti. Le petit aéroport est installé sur un motu et le propriétaire de la pension qui nous attend est venu nous chercher avec son petit bateau. Nous arrivons à la pension, avons le temps de prendre un petit déjeuner et poser nos sacs. Nous sommes crevés mais il faut tout de suite repartir. Une pêche aux cailloux est organisée ce jour dans le lagon. C’est un véritable évènement, la dernière avait eu lieu en 2000. C’est une façon de pécher ancienne et c’est davantage une fête, presque une cérémonie, plutôt qu’une simple partie de pèche. Deux rangés de bateaux, de part et d’autre du lagon, partent au signal donné, à savoir une colonne de fumée. Ces bateaux, à l’aide de pierres attachées à une corde, frappent l’eau tout en avançant pour rabattre le poisson. Ils convergent vers le lieu où un vaste entonnoir est constitué à l’aide de filets en feuille de cocotiers tressées, maintenu et articulé par les habitants de l’ile, et même certains touriste venus prêter main forte pour la circonstance. C’est un véritable ballet qui s’opère, notamment le moment venu de refermer le piège une fois que les poissons se sont engouffrés dans le piège. Une fois le filet bouclé en un cercle d’une quinzaine de mètres, les descendants des rois de Polynésie présent sur les îles en ce moment pour d’autres cérémonies, tour à tour, s’emparent d’un poisson à l’aide d’un harpon à trois pics. La pèche n’est pas miraculeuse, il n’y a pas beaucoup de poisson, mais toute cette tradition ainsi reconstituée sous nos yeux est un moment magique. Notre fatigue est bien vite oubliée.
Ensuite, après un déjeuné succin à base de fruit, nous faisons un tour de l’ile à bord du Vito Mercedes climatisé de la pétulante Simone, patronne de la pension Visit Maupiti où nous logeons. Ce tour est agrémenté de nombreuses descriptions et commentaires sur l’histoire de l’ile. Le trop grand confort du petit bus est une invitation au sommeil mais nous résistons tout de même.
Le soir venu, une fois le repas absorbé, nous ne trainons pas trop et allons nous coucher.

Mercredi 12/09/07
Aujourd’hui, c’est une journée beaucoup plus tranquille. Nous profitons de la plage et du cadre. Ce moment de détente et de repos est le bienvenu. Le soir, nous discutons avec Ui, le mari de Simone qui connaît bien les légendes polynésiennes mais aussi les étoiles. Le ciel très clair ici nous permet de très bien les observer et nous ne nous privons pas des descriptions passionnées d’ Ui. Le ciel est ici différent, nous sommes encore dans l’hémisphère Sud. Nous comprenons un peu mieux comment les polynésiens, grâce à leur connaissance des étoiles, ont pu naviguer et s’orienter à travers l’océan Pacifique.

Jeudi 13/09/07
Ce matin, après un copieux petit déjeuner, nous prenons les kayaks pour nous rendre sur le grand motu en face de la pension. La traversé du lagon est tranquille. Nous nous promenons un peu sur le motu, reprenons ensuite les kayaks pour longer le motu avant de nous poser à l’ombre des cocotiers et manger quelques fruits.
Quand nous décidons de traverser dans l’autre sens, le vent s’est levé, et bien sur, nous l’avons de face. La traversé s’avère plus physique, il faut tirer sur les bras. Sandra se débrouille particulièrement bien dans cet exercice, c’est même bluffant. Nous nous posons sur la plage de l’ile avant de regagner un peu plus tard la pension. Toujours en kayak, Sandra se permet même un petit sprint jusqu’au lieu d’arrimage de nos deux embarcations. La journée aura été un peu sportive, ça nous a fait du bien. Demain sera plus calme.
Nous faisons la connaissance de Laetitia et Olivier, un couple de Bordelais qui arrive à la pension. Nous les avions déjà aperçus à Huahine. Le courant passe bien.

Vendredi 14/09/07
Ce matin, nous décidons avec Laetitia et Olivier de grimper sur le sommet de l’ile, à environ 380 mètres d’altitude. Nous nous renseignons auprès de Simone, la petite randonnée est accessible. Ça tombe bien, Sandra et moi ne possédons avec nous que nos sandalettes, les chaussures de marche étant restées à Tahiti. Laetitia et Olivier ont de bonnes chaussures de marche qu’ils décident de prendre, sinon c’est claquette.
Pour commencer, nous marchons jusqu’au village avant de prendre les escaliers qui débutent l’ascension. Un premier petit palier nous permet d’admirer déjà la vue magnifique sur le lagon. Nous continuons ensuite notre monté qui devient peu à peu physique. Le chemin est balisé à l’aide de marquage à la peinture, nous ne risquons pas de nous perdre. Plus nous approchons du sommet, plus le terrain est caillouteux. Certains passages se font à l’aide des mains. Petit à petit, ça tourne à l’escalade. Olivier nous avoue qu’il est sujet au vertige et quelques minutes plus tard, un passage est particulièrement impressionnant. C’est assez physique et technique, et…vertigineux, nous avons une vue très dégagée et la perception du vide est bien présente. Olivier change de couleur et passe au blanc. Il aurait pu bloquer, nous l’encourageons un peu et il prend sur lui, ce qui, compte tenu des prochains passages que nous franchissons devient un véritable exploit. Nous sommes épatés par sa volonté. Heureusement, une fois au dessus, nous savons que nous n’aurons pas à repasser par ce chemin car nous redescendrons de l’autre coté pour revenir plus directement sur la pension. Nous sommes récompensés de nos efforts, la vue est magnifique. Le sentier sur la crête est toujours balisé avec des doubles flèches ce qui nous parait bien indiquer le chemin de la descente sur l’autre versent. Olivier a parfaitement géré la situation et la perspective de la descente lui donne des ailes. Sandra et moi sommes moins à l’aise cette fois avec nos sandalettes.
Rapidement, le tracé du sentier se fait plus imprécis et les flèches indicatrices deviennent inexistantes. La descente est acrobatique mais moins vertigineuse, nous sommes en pleine foret et heureusement, pratiquement toujours à l’ombre. Ce qui devait arriver arriva, le sentier disparaît dans la broussaille et nous nous retrouvons en pleine jungle, particulièrement dense avec pour seul indication de direction le fait de devoir descendre. La visibilité sur le lagon est complètement bouchée par les arbres et l’horizon de nous aide en rien pour nous orienter. L’enchevêtrement de la végétation conjuguée avec le terrain abrupt nous pousse à de véritable acrobatie. Les chutes sont au rendez-vous. Sandra et moi ne tenons pas sur nos pieds, nos simples sandalettes n’agrippe pas sur les cailloux qui roulent, la terre sèche mêlée aux feuilles mortes. Nos quatre membres ne sont pas de trop pour nous aider. Sandra à le don d’agripper les branches mortes ce qui l’emmène à terre assez souvent. Du coup, je la laisse passer devant, elle me fait ainsi le tri des branches mortes !!! Il nous est parfois indispensable de nous laisser glisser sur les fesses, c’est la façon la plus prudente de passer là où il n’est pas possible de s’accrocher aux branches. Ça fait presque quatre heures que nous sommes partis. Nous avons emporté un litre d’eau pour quatre, deux bananes chacun et un pamplemousse. Inutile de dire qu’à ce stade, nous n’avons plus d’eau. Ça commence à être très éprouvant. Contournant parfois d’énormes amoncellements de végétation, nous ne sommes plus sur de descendre vraiment très droit. Nous sommes simplement rassurés parce que nous descendons toujours.
Nous tombons un peu plus loin sur le lit asséché d’un ruisseau. C’est son tracé que nous décidons à présent de suivre, sur qu’il nous conduira vers l’océan. Les bananes mangées à midi commencent à être loin aussi. Nous faisons une halte pour se partager à quatre le pamplemousse unique qu’il nous reste. Ça nous redonne un peu d’énergie. Les organismes commencent à être bien fatigués à l’exception d’Olivier qui est plutôt à l’aise et sans trop d’inquiétude. La vraie peur en fait, ce serait que quelqu’un se blesse. Juste une cheville foulée, et ça pourrait être terrible. Pas de téléphone portable, et l’obligation de redescendre par la forêt. Nous ignorons totalement combien de temps il nous faudra encore. Sans que personne ne dise rien, nous pensons tout de même qu’il serait terrible de ne pas retrouver la route du bas avant la nuit.
Un peu plus bas, nous voyons quelques plantes visiblement pas sauvages. Ensuite, des plans de vanilles ainsi que des bananiers. Nous sommes rassurés, nous savons maintenant que nous ne sommes plus très loin du village. Encore quelques mètres et nous découvrons une station de pompage d’eau. Bientôt, la forêt s’éclaircie et nous trouvons un chemin. Il y a même une voiture visiblement de la commune, ouverte avec les clefs dessus. Nous ne nous laissons pas tenter !!! Nous savons cette fois que, malgré notre fatigue, le plus dur est derrière nous.
Au total, ce qui devait être initialement une petite randonnée, s’est terminé en une marche de six heures sur un terrain particulièrement difficile. Sur le moment, ça n’a pas été très drôle, mais c’est ensuite devenu un excellent souvenir.
Une fois rentrés à la pension, nous nous ruons sur tout ce qu’on peut boire. Ensuite, direction la plage voisine. Olivier a encore la force de faire du kite Surf e en passionné qu’il est.
Inutile de préciser que le soir, nous n’avons aucune difficulté à trouver le sommeil.

Samedi 15/09/07
Comme c’est étrange, nous sommes plein de courbatures ce matin !!! Mais aujourd’hui, c’est sur, journée calme.
Sandra et mois prenons les vélos pour faire un petit tour au village, passer un coup de fil pour réserver une pension sur Moorea, la dernière ile de notre circuit. Nous faisons aussi un petit tour dans les boutiques de souvenirs du village.
Ensuite, c’est direction la plage et repos, les doigts de pieds en éventail !!! enfin pas de trop, même eux font mal avec les courbatures!!!

Dimanche 16/09/07
C’est aujourd’hui le jour du départ pour Bora-Bora. Nous devons prendre l’avion à 15h30.
Laetitia, Sandra et Olivier vont ce matin à la messe protestante. L’office se déroule en tahitien. C’est incompréhensible mais il y a une telle ferveur dans les chants que c’est particulièrement touchant. Les femmes ont leur chapeau recouvert de fleurs des iles et c’est très riche en couleur. A la fin de l’office, le pasteur interroge les touristes sur leur séjour à Maupiti et il leurs offre des colliers de fleurs de tiaré. C’est un excellent moment.
Après un dernier repas pris avec Laetitia Olivier et Simone, le moment des adieux est venu. Simone offre à Olivier et Thierry un énorme collier de fleurs et des colliers de coquillages aux filles.
Nous avons adoré Maupiti, cette petite ile restée sauvage (et nous avons pu constater à quel point !!!). Elle fait environ 11 kilomètres carrés mais est divisée en neuf districts qui sont en fait les neufs anciens clans qui la constituait. Il y a 1200 habitants et pas un seul hôtel sur pilotis, les habitants et leur maire s’y étant toujours opposé, et c’est bien tant mieux. Elle a été ravagée par le cyclone de 1997 se trouvant un moment exactement dans l’œil du cyclone. Elle a été reconstruite avec 300 maisons MTR, petits pavillons anticycloniques, offertes par le gouvernement. La pension où nous logions était constitué de l’un de ces pavillons. Nous avons beaucoup aimé l’ambiance qui y régnait.
Simone nous conduit jusqu’au quai pour prendre un bateau qui nous emmène vers le motu de l’aéroport. Nous y retrouvons Céline et Dominique (couple rencontré à Huahine) qui partent aussi pour Bora et pour la même pension que nous.
Le soir, dès notre arrivée, nous faisons de petites courses dinons et ne faisons pas long feu. Nous avons programmé l’excursion faisant le tour du lagon pour demain.

Lundi 17/09/07
Ce matin il pleut et l’excursion…tombe à l’eau. Nous en profitons pour rédiger le blog et nous reposer…encore !!! le lagon de Bora-Bora sous la pluie brise tout de même un peu le mythe.

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