27/04/07
Apres notre dernier passage sur internet, nous avons encore un peu profite du cadre de Luang Prabang que nous aimons decidement beaucoup, nous nous plaisons a le rappeler.
Ainsi, nous montons sur la coline Phu Si dominant la ville d une centaine de metres ou se trouve le Vat That Chomsi, haut de 24 metres. La vue est superbe, puisque de la, nous voyons tout Luang Prabang de part et d autre de la petite montagne. Nous faisons quelques photos et attendons le coucher du soleil. La, en revanche, pas terrible, nous avions fait de meilleures photos du bord meme du Mekong, en bas. Nous ne pouvons pas gagner a tout les coups. Nous redescendons ensuite vers le marche pour la derniere fois. C est vraiment le marche d artisanat le plus attrayant que nous ayons vu depuis le debut de notre voyage. Nous partons a la recherche de LA parure de lit, brodee main. Le choix ne manque pas sur ce marche. Nous arpentons les allees, et nous nous rendons, a travers la combinaison de motifs et couleurs, qu il n y en a pas deux semblables. Le choix est difficile, il faudra deplus negocier, donc ne pas se montrer trop emballe quand notre regard s attardera sur les couleurs qui nous plaisent. Dur dur pour Sandra de ne pas s emballer!!!!
Apres trois bons quarts d heure, nous LA trouvons la parure!!! Nous entamons la negociation...Nous pratiquons le manege habituel: "quel est votre prix?", c est tant nous repond la petite vendeuse d une douzaine d annee. Nous faisons la moue, bien que le prix d attaque defie les lois de toute concurence en Europe, surtout considerant la qualite du produit.
"Combien vous me proposez?", nous dit-elle, "I can discount!!!".
Nous ne donnons pas de prix mais lui demandons de faire son meilleur prix!!!! Elle descend...un peu!!! Trop peu, deux ou trois dollars. Nous faisons encore la moue (ca Sandra le fait bien!!!!). Elle baisse encore un peu et nous redemande un prix. La, nous donnons un prix tres bas, ce qui la deconcerte un peu. Nous lui redemandons son meilleur prix, elle ne semble pas decidee a lacher prise. Elle baisse encore un peu, sensiblement. Nous stoppons la volontairement la negociation et nous eloignons. Elle ne nous rattrape pas pour nous proposer de nouveau un prix, cela nous indique que nous sommes deja a un niveau bas. Nous discutons sur la strategie a adopter, Sandra et moi, sur le prix que nous nous fixons et prevoyons d y retourner un peu plus tard. La, black out!!!! Toutes les lumieres s eteignent. grosse panne generale de courant. Nous patientons un peu dans le noir, quelques bougies s allument, mais il fait de toute facon trop noir pour continuer notre quete de parure.
nous decidons donc de partir manger, un diner aux chandelles, ca ne se refuse pas!!!!
Nous avons termine et le courant n est toujours pas revenu, certains commercants commencent a replier leurs stands. Nous commencons a voir s eloigner definitivement la perspective de la belle parure. Impossible en effet de retourner a la charge dans la penombre, elle pourrait nous proposer n importe quelle autre parure sans que nous nous en rendions compte. Nous nous appretons a regagner notre chambre, et juste a ce moment la, le courant revient. Nous repartons donc en direction du stand a LA parure, mais la encore sans se montrer trop empresse. La petite vendeuse nous voyant arriver nous reconnait et nous remontre LA fameuse parure. La negociation reprend la ou elle en etait restee. Nous nous montrons fermes, pas trop cependant pour laisser une issue possible a la negociation. Devant le niveau de prix auquel nous sommes arrives, la petite vendeuse demande a sa collegue, puis a une dame plus agee se trouvant juste derriere, probablement sa patronne. Elles sont maintenant trois, nous faisons nous aussi notre petit cinema et finissons par conclure la vente a 33 dollars, soit environs 25 euros pour cette magnifique parure brodee main. Qui dit mieux?!!!!
Nous quittons donc satisfait ce petit marche que nous aurons vu pour la derniere fois. Bon, ca fera au moins trois kilos de plus dans les sacs, mais ce n est pas grave. Quand on aime, on ne compte pas. Nous envisageons de faire un colis depuis la Thailande pour reexpedier le surplus de bagage et les quelques achats que nous prevoyons deja.
Nous rentrons a la Guesthouse et passons la derniere soiree en compagnie d' Aline et de Sam, les Suisses seuls rescapes de notre petite colonie de Ventiane.
28/04/07
Nous nous levons tot pour aller prendre le bateau. Nous refaisons une nouvelle fois nos sacs. Ils sont terriblement lourds. Sandra a environ 18 kg sur le dos et Thierry cette fois, plus de 20 kg. Il va vraiment falloir lacher du lest!!!
Direction l embarcadere de Luang Prabang pour la premiere journee de navigation sur le Mekong, en direction de Pakbeng, ou nous passerons la nuit avant de regagner Huay Xai, a la frontiere Laos-Thailande.
Le bateau est une sorte de peniche destinee au transport de passagers essentiellement, mais aussi, accessoirement d un peu de fret. Nous en croisons pas mal sur le Mekong, souvent de couleurs assez vives. Dans celle qui nous transporte, le confort est acceptable. Nous sommes sur des sieges, initialement destines a des bus, installes sur des pieds en bois, ces derniers n etant pas fixes au sol. Mais bon, nous n atteignons pas des vitesses supersonic non plus, nous remontons le courant et ne devons pas exceder les 20 km/h.
Malgres les 10 heures de trajet, nous ne trouvons pas le temps long, c est meme plutot une belle journee. Sandra fait meme une mega sieste, dans la position du cafard flitoxe!!!!
Nous arrivons donc sans probleme a Pakbeng. La, petite sueur: pour descendre du bateau, il faut emprunter une planche de 20 cm a peine de large, qui nous conduit directement sur des rochers! Avec notre chargement sur le dos, ca nous parait impossible. Sandra demande gentillement a une des personnes du bateau de nous sortir les sacs, ce qu il fait tres aimablement. Nous trouvons aisement une guesthouse pour passer la nuit. Nous trouvons meme un restaurant indien qui, encore une fois, ne nous decevra pas. Nous passons ensuite une excellente n
uit dans ce paisible petit bourg.
29/04/07
Embarquement sur le deuxieme bateau qui doit donc nous conduire a Huay Xai. Cette fois, les sieges sont beaucoup plus sommaires: tres etroits, en bois, de fabrication artisanal avec un dossier aussi "raide qu une saillie" pour citer Jacques Brel.
Sandra voit deja s eloigner avec tristesse la perspective d une bonne sieste, comme la veille. Nous nous installons et finissons par trouver une position qui nous permette d oublier la mediocrite des sieges sans pour autant parler de "confortable". nous pouvons de nouveau admirer le cadre le long du Mekong et oublier quelque peu nos fesses meurtries par la planche nous servant de siege.
Nous voyons entre autre sur le Mekong, a trois reprises, les fameux speed boat que nous avions hesite a prendre considerant que c etait dangereux. Nous ne regrettons pas du tout notre choix. Les passagers y sont equipes d un gilet de sauvetage et d un casque (non homologue, bien sur!!!nous nous demandons meme si "homologation" est traduisible en Laotien). Nous preferons largement nos deux fois dix heures de navigation au 6 ou 7 heures qu il aurait fallu passer dans cette barquette, avec un sentiment d insecurite fortement present.
La encore, les dix heures de navigation passe vite et nous avons vraiment adore ces deux jours paisibles passes sur le Mekong. Meme les sieges en bois ont ete tres supportables. Je soupconne meme Sandra d avoir quand meme reussi a piquer un petit roupillon!!!!
Il est environ 18h30, nous trouvons de nouveau tres facilement une Guesthouse. Nous passerons la frontiere seulement le lendemain matin. C est donc la derniere nuit passee au Laos.
Nous aurons donc passe 21 jours au Laos, beaucoup plus que ce qui etait initialement prevu. Nous en retiendrons bien sur les sympathiques rencontres et les bons moments passes a Ventiane avec la petite "colonie" que nous avions formee avec les Suisses et les Belges. Nous avons aussi beaucoup aime Don Det et plus generalement le cadre superbe des "4000 iles", sur le Mekong. Le Laos n est pas le pays que nous avons prefere, ni celui qui nous a le plus touche. En revanche, c est sans doute celui ou il est le plus agreable de vivre, a condition bien sur, que ce soit avec la philosophie Laotienne. En effet, ils fuient les ennuis, les soucis, les tracas, les contraintes, plus generalement tout ce qui est source de desagrement. Le travail, quand il est tolere par un Laotien est un mal necessaire. "pourquoi faire le jour meme ce qu on peut aisement faire le lendemain voir le surlendemain" pourrait etre une devise Laotienne. Un probleme, une erreure de calcul???? pourquoi s en offusquer!!!! chercher a comprendre? A quoi bon!!!! Que d efforts inutils!!! Le contraste est saisissant avec nos modes de vies!!!
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