De Brisbane a Sydney

Récits de voyage > journal de voyage
Australie - Sydney
de Sandra et Thierry, le 09-07-2007

De Brisbane a Sydney

26/06/07
Nous choisissons de passer une journée de plus à Brisbane, mais au camping pour profiter encore des douches et de la connexion internet. Il a plu toute la nuit et ce matin, aucune accalmie en vue. Nous retournons consulter le site météo et nous avons beaucoup de mal à croire la prévision du lendemain qui annoncerait un grand soleil sans nuage !!!
Cette journée, nous ne sortons du camping que pour faire deux trois petites courses, bien encapuchonnés dans nos vestes de pluie.
Vers 16h00, nous nous préparons un bon chocolat chaud avec des cookies et nous installons confortablement pour regarder quelques films. Nous passons un vrai « dimanche » de pluie à la maison.
Quand nous nous couchons, il pleut encore, ça ne s’est pas arrêté une seule minute de toute la journée. Le ciel ne montre pas une seule étoile, il va vraiment falloir penser à consulter un autre site météo, celui que nous sommes allé voir semble complètement bidon, il serait tout de même très surprenant qu’il y est un grand soleil demain.

27/06/07
Miracle. Ce matin, c’est effectivement sous un beau et grand soleil sans nuage que nous nous réveillons. Inimaginable la veille. Nous sommes du coup très heureux de remballer pour reprendre la route. Nous nous éloignons seulement de quelques kilomètres de Brisbane pour monter sur le Mont Coot-Tha. De là, la vue sur la ville est absolument magnifique, surtout avec le fond d’un grand bleu immaculé. Nous en profitons pour prendre quelques photos.
Nous reprenons ensuite la route, direction le sud.
Notre première étape est la station balnéaire de Surfers Paradise sur la Gold Coast. Les plages y sont absolument magnifiques, mais les building, même si ils ne sont pas de mauvais goût, sont nombreux et s’érigent bien haut en véritable symbole du tourisme de masse, sans aucune concession de quelque ordre écologique que ce soit.
En fin de journée, nous redescendons encore un peu plus au sud, pour atteindre Byron Bay où nous comptons passer la nuit. Nous quittons le Queensland pour la Nouvelle Galles du Sud.
La particularité de Byron Bay et notamment du Cape Byron est d’être le point le plus à l’Est de toute l’Australie.
Nous arrivons de nuit et trouvons un petit endroit calme où d’autres routards ont élu domicile probablement pour une nuit, malgré l’interdiction qui figure à l’entrée de cette petite place. Nous sommes très fatiguées et prêts à gérer la confrontation à l’interdiction si elle se présente.
Après un bon petit repas, nous nous endormons tôt.

28/06/07
Nous nous réveillons assez tôt, avant même le levé du soleil. Nous avons passé la nuit sans être inquiété. Nous décidons de nous lever de bien nous habiller et de descendre sur la plage en contrebas. Nous ne profitons pas pleinement du levé de soleil. En effet, nous sommes légèrement au nord du cap Byron et le soleil se lève en fait derrière celui-ci qui nous le masque un peu. Nous nous perchons sur un petit promontoire en haut d’une roche pour admirer la vue sur le large. Nous espérons apercevoir des baleines à bosse, elles passent non loin en période de migration, en juin-juillet quand elles montent vers le Nord et en septembre-octobre quand elles descendent vers le Sud. Nous avons donc la chance d’être là à la bonne période pour les baleines. Mais de cet endroit, nous ne voyons rien, pas même un dauphin. Nous rencontrons une française et sa petite fille qui habitent à Brisbane depuis cinq ans. Toute la petite famille est venue s’installer là et ils ont fini par monter une petite affaire qui tourne plutôt bien. La rencontre est enrichissante, nous échangeons quelques points de vue bien français sur l’Australie. Nous faisons entre autre un constat semblable sur l’influence américaine que nous pouvons percevoir en Australie. Il y a, par exemple, un nombre impressionnant de Mc Do un peu partout où nous allons, bien plus qu’en France, c’est sans comparaison possible. C’est doublement alarmant, car l’obésité en Australie est devenue un véritable problème de santé publique. C’est en effet le deuxième pays le plus touché au monde, avec 60% de la population concernée, immédiatement après les Etats-Unis. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les Australiens sont majoritairement des citadins, en mal d’exercice et de dépenses physiques. Ce qu’il y a de curieux à en parler justement à Byron Bay, c’est que c’est la première ville en Australie à avoir élu un conseil municipale écologiste et qu’un regroupement de plusieurs personnes à su faire pression pour empêcher l’installation d’un Mc Donald’s justement. Ils se sont aussi toujours opposé à la construction d’énorme buildings tout comme à Surfers Paradise. Il faut souligner que c’est avec énormément de mérite. Il y a quand même bon nombre d’Australiens qui vivent toute l’année ici, et avec la flambée de l’immobilier entrainé par le tourisme justement, il devient très difficile pour ne pas dire impossible pour les locaux de se loger. Du coup, ce sont bien sur les promoteurs attirés par les gains potentiels liés au tourisme qui font pression avec leurs moyens financiers. Ça fait du bien de savoir que quelque part, quelques individus ont su résister à la logique financière par la quelle nous sommes cernés pour donner la priorité au bienêtre des individus. Qu’on se pose au moins une fois la question, « à quoi sert l’accroissement des richesses si elle ne profite qu’à une minorité ? ». Quelle est l’intérêt pour un pays de devenir plus riche si ce même pays génère davantage de gens pauvres. Bon, arrêtons là, nous nous rapprochons déjà trop de notre chère France !!!! Nous avons le temps pour ça !!!!
Enfin, que l’exemple de Byron Bay soit entendu !!!
Nous poussons ensuite un peu plus loin, vers le cap lui-même. Le site est superbe, il accueille un phare datant de 1901 absolument magnifique. Nous avons de la chance, il est encore très tôt et nous sommes peu à venir flâner par ici. Nous allons nous poser sur le promontoire qui se trouve véritablement à l’extrémité du cap, en contrebas du phare.
Nous avons de la chance, nous ne tardons pas à apercevoir des dauphins, en surface d’eau, juste en bas, pour ainsi dire à nos pieds. Nous nous attardons là un moment mais ne voyons toujours pas de baleine. Sandra demande si nous y allons. Thierry ironise et joue les enfants capricieux en disant qu’il ne partira qu’une fois qu’il aura vu des baleines. Il demande encore un petit sursis de deux minutes. Puis nous finissons par craquer tous les deux. Cette fois nous nous tournons pour reprendre le chemin de la monté vers le phare. Sandra fixe une dernière fois l’horizon et c’est à ce moment qu’elle aperçoit au loin une vague ligne d’écume qui ne ressemble pas à celles habituellement formées par les vagues. Elle tend son doigt et à peine avons-nous tous les deux le regard tourné dans la même direction qu’une baleine nous offre le spectacle d’un splendide et énorme « splatchhh » dans l’eau. Du coup, nous nous attardons de nouveau. Il y aura tout une petite troupe qui passera au large et nous pourrons apercevoir de temps en temps quelques plongeons et le reflet brillant d’une baleine. Très difficile à prendre en photo mais vraiment génial à observer.
Juste avant de partir, nous rencontrons un jeune couple de Suisses avec qui nous avons une agréable conversation .Ils sont en Australie pour six semaines et remontent la côte australienne du Sud au Nord. Ils nous donnent quelques bons conseils sur la suite, notamment un autre endroit où il sera peut être possible d’observer les baleines. Génial !!!
L’après-midi, nous reprenons tranquillement la route et nous nous posons vers une station service à hauteur de Grafton. Nous y passerons la nuit.

29/06/07
Nous reprenons la route relativement tôt ce matin pour arriver dans un camping de Coffs Harbour, capitale de la banane vers 9h30. Nous avions hâte d’y être, ça faisait deux jours que nous n’avions pas pris de douche.
Il fait très beau et c’est un vrai plaisir de retrouver le short et les tongs. C’est même dans cette tenue que nous allons faire une longue balade sur les plages voisines en tout début d’après midi. Encore une fois, le panorama est absolument splendide. Encore une journée à profiter pleinement du soleil et de l’environnement, ça fait du bien.

30/06/07
Ce matin, de nouveau grand soleil. Nous faisons à la hâte quelques petites courses avant de nous rendre au jardin botanique de la ville. Il est absolument magnifique avec une diversité de plantes par continent très intéressante. Nous y passons pratiquement deux heures. Il semble qu’il y est pratiquement un jardin botanique dans chacune des villes que nous pouvons traverser. Ils ont de la place, ils peuvent s’étendre !!!
Nous nous arrêtons encore à South West Rocks et nous y visitons notamment le phare de Smoky Cap. Il est assez ressemblant à celui que nous étions allé voir à Byron Bay, mais les environs immédiats sont un peu moins accessibles ce qui le rend au final un peu moins intéressant.
Ensuite, nous reprenons la route en direction de la ville de Taree, où nous nous arrêterons sur une aire avec station essence pour passer la nuit. C’est à chaque fois aléatoire, en fin de journée de savoir où nous allons nous poser pour la nuit. Les aires, le long de la voie rapide n’ont rien à voir avec nos aires de repos sur nos autoroutes françaises. Elles sont ici beaucoup moins nombreuses et parfois glauques à ne vraiment pas donner envie de s’arrêter !!! Il n’est pas rare que nous en visitions deux ou trois avant de nous décider à stationner pour la nuit.

01/07/07
Il nous faut parcourir encore une bonne centaine de kilomètre avant d’atteindre la ville de Nelson Bay, qui est notre objectif. Nous avons prévu d’y faire une halte pour y voir de nouveau des baleines. Nous prenons tout de suite en arrivant nos tickets pour le bateau qui quitte le port dès cette après-midi à 13h30. Nous faisons ensuite très vite pour trouver un camping, se doucher, manger et revenir au port.
Le bateau est un catamaran à voile et à moteur, nous serons environ une vingtaine. La balade dure environ trois heures, l’air est vivifiant pour ne pas dire par moment glacé quand le vent souffle. Nous ne sommes pas déçus, nous pouvons effectivement voir des baleines et même de tout prêt. Elles ne sont malheureusement pas très joueuses comme elles peuvent l’être parfois et ne nous gratifient pas de saut dans l’eau, mais ce n’est pas grave, l’instant est tout de même fort plaisant. Comme la mer est assez agitée, nous avons de plus droit à notre petite séance de montagnes russes.
De retour au port, notre premier réflexe est d’aller acheter des bonnets, nous en sentions le besoin et nous en aurons bien besoin aussi en Nouvelle Zélande. Du coup, Sandra ne le quitte plus son joli bonnet avec un kangourou brodé dessus, même maintenant, assise devant un deuxième thé chaud dans le camper-van, elle a toujours froid !
La narration de ces dernières journées peut sembler bien courte mais elle ne reflète pas réellement la densité des journées. Les moments en contact avec la nature et le milieu environnant se résument parfois à une phrase, mais c’est tellement d’émotion, de périodes où on pourrait passer comme ça des heures à attendre sans rien faire d’autre que de savourer le plaisir d’être là qu’il est parfois bien difficile à l’expliquer avec des mots. Ce sont des instants qui se ressentent et qui se racontent difficilement. Il faut être là, juste être là !!!!

02/07/07
La nuit à été fraiche mais le matin, outres les obligations habituelles d’avant départ de camping, nous aura gratifiés d’un excellent moment. Comme souvent dans les environs immédiats du camping, nous pouvons observer quelques perroquets aux couleurs vives, à dominante verte. Nous leur donnons quelques miettes de pains, et comme à l’accoutumé, ils ne se montrent pas trop farouches. Puis, en leurs tendant du pain, un plus courageux que les autres vient carrément dans la main de Thierry. Ayant montré le chemin, d’autres ne tardent pas à suivre et c’est finalement plus d’une dizaine de perroquets qui se retrouvent sur les bras de Thierry. Encore une fois un moment à vivre plus qu’à raconter.
Nous reprenons ensuite la route en direction de Anna Bay où se trouve la plus longue dune d’Australie, la dune Stockton Bight , avec plus de trente-cinq kilomètres de long. Le paysage nous fait d’avantage penser au Sahara qu’à tout autre décor. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que même des balades en chameaux y sont possibles. Nous jouissons encore une fois pleinement du cadre et de l’instant.
Nous nous sommes ensuite dirigés vers Newcastle. Son passé est sidérurgique et laisse encore une empreinte bien franche aujourd’hui. Le cadre n’est pas particulièrement agréable et contraste énormément avec tout ce que nous avons pu voir avant. Nous nous retranchons pour la nuit dans le camping de Stockton, juste en face de Newcastle de l’autre coté de la baie.

03/07/07
Ce matin, nous quittons le camping, et sans nous être laissés découragés par la première impression, nous nous dirigeons vers le centre de Newcastle avec l’intention de faire une ou deux visites.
Pour commencer, nous nous orientons vers le fort et là, mauvaise pioche : il est fermé pour travaux. Tant pis, nous optons pour la cathédrale anglicane de la ville, toute de briques roses. Nous souhaitons entrer, mais ce n’est pas possible tout de suite et de plus, il faut verser une contribution !!! Il faudrait songer à Strasbourg à faire payer l’entrée de la cathédrale, tiens pourquoi pas !!!
Bref, les premières impressions sur la ville se confirment et par conséquent nous décidons de la quitter. Nous ne sommes plus très loin de Sydney, nous décidons de nous rendre à Manly, à l’extrémité Nord de la baie de Sydney. De là, nous pourrons nous rendre une première fois à Sydney par un ferry, ce qui nous offrira une première vue de la ville originale.
Nous arrivons sur Manly et nous sommes enchantés par le cadre. Les plages sont magnifiques, les températures très douces, il y a même des gens qui se baignent et se font bronzer au soleil. Petit bémol, le stationnement est à six dollars de l’heure. Il faut fureter un peu dans les petites rues pour trouver où se poser, et encore, le temps est limité. Il est peu envisageable de trouver un endroit où dormir sans être dérangé. Après réflexion et quelques renseignements pris, nous choisissons de remonter une quinzaine de kilomètres plus au nord pour y regagner un camping. De là, il nous sera possible de prendre un bus demain pour regagner le quai d’embarquement des ferrys et ensuite Sydney. Nous achetons au passage une bouteille de vin australien. Nous retentons l’expérience après une première tentative nous ayant laissée une impression mitigée. Et puis, il nous faut de quoi accompagner les pâtes au gorgonzola que nous allons nous préparer une fois installés.
Le camping est cher, mais nous nous y attendions. C’est de plus le seul camping dans les quarante kilomètres à la ronde. Nous resterons tout de même deux nuits et nous envisagerons dès demain soir la suite du programme. Nous mangeons nos pâtes au gorgonzola, et cette fois, le vin nous fait une très bonne impression. Pour l’équivalent d’un peu moins de dix euros la bouteille, ça me fait mal au ventre d’admettre qu’il peut rivaliser avec nos vins français, y compris nos Bordeaux que nous apprécions tant.
Nous nous couchons tôt, excités à l’idée de faire une première visite à Sydney dès demain. C’est tout de même l’un des rêves du voyage. Bon, nous relativisons, la priorité du moment, ce sera confirmer nos vols de départ et tenter de solder le feuilleton « passeport de Thierry » en allant récupérer le définitif à l’ambassade de France.


04/07/07
Pas besoin de se faire prier pour se lever tôt ce matin, c’est Sydney qui nous attend. Dès 8h00 , nous sommes dans le bus en direction de l’embarcadère de Manly. Nous attendons une petite demi-heure pour prendre le ferry et voguer en direction de Sydney. L’embarcadère d’arrivée se trouve entre le très célèbre opéra et le non moins célèbre Harbour Bridge. Le chois du ferry n’est en réalité pas un choix de transport mais davantage un moyen de découvrir la ville avec le point de vue le meilleur pour une première rencontre avec l’opéra de Sydney. Pour la petite histoire-faisons un peu dans le culturel tout de même- la construction de cet opéra débuta en 1959. Sa façade en forme de coquillage est probablement l’un des sites au monde à voir absolument. Son originalité est due à l’architecte danois Jorn Utzon ayant remporté un concours international pour un projet au départ de sept millions de dollars. Mais sa construction fût marquée par des problèmes de retard, de dépassements de budget mêlés de batailles politiques. Fatigué des ingérences politiques l’architecte Danois abandonna le projet en 1966 le laissant aux mains d’un consortium d’architectes australiens. La construction fut achevée en 1973 pour un coût total de 102 millions de dollars. L’architecture intérieure serait inexploitable pour la mise en scène d’opéras. La première représentation publique fut Guerre et Paix de Prokoviev, et actuellement cet opéra accueille tout de même plus de 3000 manifestations chaque année.
Voilà donc pour la petite histoire de l’opéra, pour notre petite histoire à nous, beaucoup de photos depuis le bateau, tout autant que d’émotion à la découverte progressive de l’édifice et de la ville de Sydney. De belles cartes postales à venir et même peut-être quelques posters !!!
La petite croisière en ferry pour environ dix-sept euros l’allée et retour, rien à redire.
Tout juste descendus du bateau, nous prenons la direction de Syngapour Airlines pour confirmer nos vols de la semaine prochaine. Le building où la compagnie se situe est assez facile à trouver. Ça nous prend très peu de temps bien que les bureaux se trouvent au dix-huitième étage. Ensuite nous prenons la direction de l’ambassade de France pour tacher enfin de mettre un terme à l’histoire du passeport de Thierry qui avait débutée juste avant le début de notre voyage. L’ambassade est un peu plus loin, dans un autre building. Nous ne tardons pas à la trouver. Une fois rendus sur place, là aussi, ça va plutôt vite. Juste le temps de faire enregistrer notre présence et le motif de notre venue et nous sommes déjà appelés pour récupérer le fameux passeport. A peine croyable, il est bien là, tout semble en ordre. Nous avons à peine le temps de terminer notre conversation entamée avec une jeune résidente française en Australie. Nous prenons tout de même ses coordonnées, nous essayerons d’allé boire un verre avec elle les jours prochains. En à peine une heure, nos deux priorités d’ordre administratif sont réglées. Concernant le passeport, il risque juste d’y avoir encore un petit épisode en guise d’épilogue. En effet, Thierry va devoir sortir du territoire australien avec un autre passeport que celui avec lequel il est rentré. Comme le lieu de création de ce nouveau passeport est l’ambassade de Bangkok, il va sans doute falloir encore se fendre d’une explication dans la langue de Shakespeare. Ce ne serait déjà pas couru d’avance dans la langue de Molière, mais il nous faut bien un peu de croustillant à raconter. Si tout se passait à la perfection, ce ne serait pas drôle. Nous allons juste cette fois tâcher de ne pas se compromettre dans un nouveau trafic de nouilles où d’une autre quelconque denrée alimentaire !!!
Comme nos impératifs de la journée sont remplis, nous n’avons plus qu’à flâner un peu et jouer aux véritables touristes. Nous visitons la somptueuse galerie commerciale Victoria (Queen Victoria Building). Ce n’est pas tellement les boutiques qui nous attiraient mais l’architecture du bâtiment datant du XIX ème siècle. Nous mangeons ensuite un morceau avant de nous diriger vers la Sydney Tower, la plus haute de Sydney et jusqu’à il y a peu, c’était même la plus haute de l’hémisphère Sud mais le titre lui a été ravie par la Sky Tower de Auckland en Nouvelle Zélande (inaugurée en août 1997) que nous visiterons aussi bientôt.
La Sydney Tower offre la possibilité d’une vue panoramique à 250 mètres au dessus du sol ainsi qu’une animation audiovisuelle en 3D sur l’Australie.
La base même de la tour est avant tout une galerie marchande. Nous nous dirigeons vers l’accès aux ascenseurs. Visiblement, cette tour fait recette, il y a une attente d’une demi-heure. Nous sommes presque arrivés aux ascenseurs qu’une annonce est faite. Nous comprenons qu’il y a un petit problème technique sur l’un des ascenseurs et que notre totale sécurité ne serait pas garantie si son utilisation continuait. Cela va augmenter un peu l’attente, ce n’est pas très grave, nous sommes presque aux portes. Nous montons enfin dans l’un d’eux. Nous commençons à monter, le voyant indiquant notre niveau lors de l’ascension semble indiqué que nous arrivons très vite au-dessus. Puis stop et là plus rien. Pas d’ouverture, plus de mouvement !!! Tout le monde se regarde. Nous décidons, Sandra et moi, de ne pas paniquer avant cinq minutes montre en main. Les visages se tendent un peu. Il faut dire que nous n’avons aucun repère vers l’extérieur, que nous sommes entassés comme des sardines (sans l’huile !!!!) et qu’il fait très chaud dans cette cabine. C’est seulement après trois minutes que quelque chose se passe et que nous avons l’impression de redescendre. Trois minutes, ce n’est pas long, mais ça laisse déjà pas mal la place à la cogitation. De nouveau en bas, les portes s’ouvrent et on nous dirige vers un autre ascenseur. Certain abandonnent, nous non. Cette fois, tout se passe bien et nous nous retrouvons à 250 mètres au dessus du sol à contempler la magnifique vue de Sydney. L’incident de l’ascenseur est déjà oublié. Nous nous attardons un peu, faisons plusieurs fois le tour. Nous cherchons où peut bien être l’animation audiovisuelle. Ça n’a pas vraiment l’air d’être là. Nous descendons d’un niveau et retrouvons une file d’attente impressionnante. Il semblerait qu’il y est du monde à attendre les ascenseurs pour la descente. Il doit effectivement y avoir un ascenseur qui déconne sérieusement. Quelques minutes plus tard, une nouvelle annonce est faite. Nous ne comprenons pas tout mais visiblement, tout le monde est redirigé vers une autre issue. Et là, nous comprenons : tout le monde redescend par l’escalier de secours !!!! visiblement plus moyen d’utiliser les ascenseurs. Un peu plus de 1400 marches à descendre dans une cage d’escalier glauque sans repère vers l’extérieur. Il y a des enfants, des personnes âgées, autant dire que la descente ne se fait pas à grande vitesse. Il nous faut une bonne demi-heure pour arriver en bas, largement de quoi cogiter. Les pires scénarios catastrophes viennent encore à l’imagination trop fertile de Thierry, Sandra elle, reste zen,1400 marches, c’est finalement un bon exercice physique. !!!
Heureusement, le personnel de la tour nous attend en bas avec une bouteille d’eau fraiche pour chaque « rescapé » !!!!
Nous nous orientons ensuite vers l’animation audiovisuelle que l’on a enfin trouvé…en bas. Après la péripétie des escaliers, le reste de la visite de la tour est anecdotique.
Nous repartons vers le quai d’embarquement, et à la tombé de la nuit, avant de reprendre le bateau, nous faisons encore quelques photos du Harbour Bridge et de l’Opéra dans les environs.
Une fois dans le bateau, nous ne sommes pas mécontents de nous asseoir, nous avons beaucoup marché aujourd’hui.
De retour au camping, nous planifions vaguement le programme du lendemain. Nous pensons dans un premier temps quitter le camping pour rejoindre les plages de Bondi, juste au
Sud de Sydney. Nous verrons bien demain matin. Pour le moment, l’urgent est de se coucher, nous sommes crevés après cette bonne journée. Crevés mais heureux !!!!

05/07/07
Ce matin, nous y voyons un peu plus clair dans le programme de la journée. Nous décidons de rester dans ce camping et de se procurer un pass transports en commun sur l’agglomération de
Sydney. Le pass est intéressant, il englobe bus, métros et aussi ferrys. Nous pouvons ainsi rayonner facilement depuis ce camping et nous pourrons aller contempler les plages de Bondi sans avoir à reprendre la route une fois que nous serons à Sydney même. C’est en fait charmés par la première journée à Sydney que nous décidons de rester davantage de temps dans les environs.
Nous prenons donc un bus pour faire une halte sur les plages de Manly. Nous gouttons ce midi à la gastronomie australienne, à savoir le fameux « Fish and chips ». Il s’agit en fait de poisson panné et de frites, difficile de faire plus diététique !!!
Ensuite, le vent frais nous pousse à ne pas trop nous attarder et finalement nous prenons un ferry pour l’aquarium de Sydney. Nous ne sommes pas déçus, c’est une occasion unique de contempler entre autre des requins et en toute sécurité !!!! Il y a des tunnels sous-marins qui offrent une vue imprenable. De voir passer non seulement d’énormes requins, mais aussi une gigantesque raie est absolument incroyable. Nous y passons l’après-midi.
Ce soir, de retour dans notre camping-car, nous sommes de nouveau bien fatigués.

06/07/07

Ce matin, encore un réveil sous un grand ciel bleu. Bon les nuits sont fraiches et nous dormons maintenant avec nos bonnets !!! Mais les journées demeurent agréables et cette journée le fut encore.
Nous retournons sur Sydney. Aimant Sydney, nous sommes attirés par des …aimants, justement !!! Nous décidons d’aller voir cette fois l’opéra d’un peu plus prêt en passant par la government house, juste au sud de l’opéra. Le parc est magnifique et fait partie des royal botanic gardens. Malheureusement la maison était fermée et nous ne pourrons la voir que de l’extérieur, mais l’arrivée sur l’opéra par ce coté est fort intéressante.
Bien évidemment, c’est encore l’occasion de faire bon nombre de photos et il faudra sans doute plus d’un cd pour archiver seulement celle de l’opéra. Record battu comparé au Taj Mahal.
Nous nous promenons aux abords immédiats de l’opéra et sur les quais en direction de l’embarcadère tout proche. Pour une fois, nous n’avons aucun problème d’orientation, Sydney est une ville où il est très facile de se repérer et ce n’est pas rien de le dire pour nous. Nous n’avons même pas pris une seule fois la boussole…maintenant que Sandra sait s’en servir (et Laetitia aussi en principe depuis Bali !!!!).
Nous ne rentrons ce soir pas trop tard pour notre dernière soirée dans le camper-van, nous devons le rendre demain et ensuite rejoindre un hôtel pour les quatre dernières nuits à Sydney.

07/07/07
Nous nous levons tôt pour entamer le nettoyage du camper-van et surtout refaire nos sacs. C’était tout de même agréable de ne pas y avoir touché pendant trois semaines.
Il nous faut traverser Sydney, le lieu de restitution du véhicule est au sud de la ville. Nous n’avons pas trop de mal à repérer l’endroit, il nous faut encore faire le plein de carburant, de gaz ainsi que donner un petit coup sur la carrosserie avant de le rendre.
Le temps de faire tout ça dans les environs, et quand nous revenons, plus moyen de rentrer, il y a eu un accident juste au carrefour devant l’entrée. Il nous faut refaire un grand tour et retrouver un autre itinéraire pour revenir sur les lieux. Enfin nous finissons par y arriver. La restitution se passe sans problème et nous nous retrouvons rapidement avec nos sacs et nos chapeaux sur la tête en direction de la station de métro voisine. Enfin, quand on dit « voisine », il y a tout de même trois cents mètres et nous avions un peu oublié combien nos sacs pouvaient être lourds. Au bout de … dix mètres, nous avons déjà l’impression que nos épaules vont s’arracher sous le poids des sacs.
Le métro de Sydney n’est pas aussi classe que celui de Singapour mais en tout cas nettement plus propre que notre métro parisien. Nous trouvons facilement la station la plus proche de l’hôtel que nous avions réservé par internet. Encore quelques mètres à supporter nos horribles fardeaux et nous arrivons. Attention, ce n’est pas le Hilton !!! Une petite chambre modeste, sans chauffage avec douches et toilettes communes à l’étage, pour tout de même 73 dollars australien soit environ cinquante euros. Ça fait mal. Nous nous sommes fait une raison, l’Australie est chère et nous sommes tout de même au centre-ville de Sydney.
En fin d’après-midi, nous traversons le Harbour Bridge à pieds. La vue sur Sydney est encore différente depuis ce pont et aussi de l’autre coté. Alors une petite page culturelle sur ce célèbre pont de Sydney, c’est le moment. Old Coat Hanger, c’est son surnom qui veut dire « vieux cintre », relie les rives sud et nord de la baie en son endroit le plus étroit, c'est-à-dire en fait le centre-ville et le quartier des affaires. Il fut achevé en 1932 pour la modique somme de 20 millions de dollars. Pour ceux qui le souhaitent, il y a une excursion qui permet de grimper sur l’armature métallique du pont et ainsi se hisser en son point le plus élevé.
Encore une occasion nouvelle de faire des photos de Sydney, cette fois de nuit. Les amateurs de belles prises de vue depuis ce coté de la rive sont nombreux, en tout point où nous nous posons pour quelques clichés se trouvent d’autres photographes. Pas de surprise si les cartes postales de Sydney se ressemblent toutes !!!
Sandra commence à être malade, le bonnet sur la tête dans le camper-van n’aura pas suffit, il faudra bientôt songe aux moufles, surtout en Nouvelle Zélande !!! Pour faire passer le rhume, rien de tel qu’un bon repas épicé et comme nous sommes proches du quartier chinois, nous trouvons facilement de quoi combler nos envies. Thierry en profites pour gouter du crocodile qu’il commande au serveur dès qu’il l’accoste (impossible de s’en empêcher !!!!). En tout cas sérieusement, vraiment très bon le crocodile, c’est à mi-chemin entre poulet et poisson. Sandra reste plus basique et prend du poulet « spicy » !!!

08/07/07
Ce matin, nous prenons la direction du marché très proche de notre hôtel. Il s’agit du Paddy’s market qui à lieu en plein quartier chinois le jeudi et le dimanche. On y trouve tous et surtout n’import quoi, un vrai bazar à l’asiatique comme nous aimions tant ça. Ça nous fait penser à ce qui n’est déjà plus qu’un souvenir, la Thaïlande et le Cambodge notamment.
Nous revenons ensuite manger à l’hôtel où une cuisine commune permet de se faire sa petite popote. Nous jetons un œil sur internet sur l’un des deux PC de l’hôtel très rarement disponibles. La météo nous indique qu’il devrait pleuvoir sur Sydney à partir d’aujourd’hui et jusqu’à notre départ. Le ciel était pourtant bien bleu ce matin !!! Mais ce site est fiable et nous ne tardons pas une nouvelle fois à le constater. Il pleuvra toute l’après-midi. Ça ne nous empêche pas d’aller visiter le Wildlife World, petit zoo couvert regroupant quelques espèces uniquement présentes en Australie. Rien de fantastique, notre découverte nature ayant été finalement assez riche jusqu’ici. Nous remontons ensuite la ville jusqu’à notre hôtel, mais en prenant bien notre temps. Bien que nous soyons dimanche, tous les magasins sont ouverts et la ville est par conséquent très animée, tout autant qu’un samedi en fait. Pour ceux qui ont profité du beau temps du samedi, la belle aubaine de pouvoir faire leur shopping un dimanche de pluie.
Nous sommes crevés aujourd’hui et notre activité est réduite. Peut être aussi sommes nous sensibles au fait de voir arriver la fin de notre séjour en Australie. Le temps passe vite et nous nous en rendons compte.
A bientôt pour la suite.

retour aux autres articles du journal

 

Commentaires sur cet article
Sandrine et Jeremy
Bonjour a tous les deux!
on etait super content de lire vos dernieres aventures... depuis le temps qu on attendait... eh oui, chaque deux jours, nous desesperions car nous avions envie d une bonne lecture!... mieux qu un roman!
Du coup, nous voila rasseneres... et on attend deja les nouvelles (qu on espere pas trop fraiches) de la nouvelle zelande!
bisous a vous deux!
 
Ateo voyages
Les meilleurs voyages en Australie avec Ateo Voyages.fr
http://www.ateo.fr/
 

Ajouter votre commentairee

Dernieres actualités
20/10/2007 : derniers jours à San Francisco
14/10/2007 : la suite au pays des cow boys
06/10/2007 : Les premiers jours dans l'Ouest Américain
26/09/2007 : Bora Bora et Moorea
17/09/2007 : Ah la Polynésie!!!!
31/08/2007 : une semaine aux iles cook
18/09/2007 : Enfin des nouvelles
24/08/2007 : Ah les iles du pacifique!!!!
15/08/2007 : derniers jours chez les kiwis
13/08/2007 : Sur l'ile du nord
01/08/2007 : Le Nord de l'ile du Sud
23/07/2007 : Notre decouverte du pays kiwi
13/07/2007 : Arrivee en territoire Kiwi
11/07/2007 : Derniers jours a Sydney
25/06/2007 : à Brisbane...sous la pluie


Autres liens :

Tags
De Brisbane a Sydney - Sydney - Australie -